Notre ferme bio>>>>>Comment soignons-nous les animaux?

Nous soignons essentiellement les animaux par des méthodes dites alternatives : l'homéopathie vétérinaire, la phytothérapie, l'oligothérapie. Mais nous essayons surtout d'agir avant que les troubles apparaissent par la prévention (ou prophylaxie vétérinaire) en adaptant les conditions d'élevage au comportement normal des animaux (par exemple : une vache broute de l'herbe dans les champs, c'est pourquoi l'alimentation est donc composée essentiellement d'herbe pâturée ; si l'on s'écarte de ce schéma, des problèmes risquent d'apparaître).

L'homéopathie, une médecine déroutante.

L'homéopathie est une médecine basée sur la loi des similitudes (on guérit avec les semblables c'est à dire avec des produits provoquant les mêmes symptômes que la maladie).

Les médicaments sont utilisés à dose infinitésimale : les substances employées (appelées teinture-mère) allant du plomb aux essences de thym sont diluées au 1/100ème parfois jusqu'à 30 fois. Or selon la science actuelle, dés la 12ème dilution, il ne reste plus de molécules de la teinture-mère. En clair, on guérit les animaux avec de l'eau sucrée... C'est pourquoi, lorsqu'on parle d'homéopathie chez l'homme, on dit souvent : "faut y croire pour que ça marche!". Cependant, nous guérissons tout nos animaux avec l'homéopathie et ils n'en savent rien! Il n'y a pas d'effet placebo. Par conséquent, l'homéopathie est active malgré le franchissement de barrières théoriques posées par la science.

Une approche holistique

En agriculture biologique, l'homéopathie a plusieurs intérêts. Tout d'abord, contrairement à l'allopathie (dont le produit phare sont les antibiotiques), elle n'entraîne pas de résidus, ni de délai d'attente. Il n'y a donc pas de pertes économiques.

D'autre part, c'est une médecine globale : on soigne l'animal (le terrain) et non sa maladie (qui peut atteindre seulement un organe). En soignant à l'homéopathie, on ne supprime pas la maladie en esquintant les organes de l'animal par toutes sortes de produits chimiques de synthèse (aux effets pas toujours controlés) mais on créé un terrain défavorable à la maladie en renforçant l'animal et elle s'en va d'elle-même.

On peut résumer ce mode de guérison par la formule de Claude Bernard, célèbre biologiste français : "le terrain est tout, le microbe n'est rien". En ce qui me concerne, j'applique l'homéopathie à mes animaux depuis 3 ans. Pour cela, j'ai suivi des formations chaque hiver organisées par un vétérinaire homéopathe.

L'histoire de l'homéopathie

Quelques noms célébres jalonnent la progression et l'approfondissement de cette approche très différente de la médecine et de la maladie :

HIPPOCRATE (460-377 avant J.C.) connu pour être le fondateur de la médecine occidentale (le fameux serment d'Hippocrate..), il découvre la loi des similitudes et son corollaire le principe d'infinitésimalité à partir de son expérience sur les venins.

Samuel HAHNEMANN (1755-1843), fondateur de l’homéopathie, redécouvre la loi des similitudes d’Hippocrate et teste sur lui-même et son entourage plusieurs remèdes homéopathiques. Il note tous les symptômes survenus et les répertorie dans une matière médicale.

James Tyler KENT (1849-1916) rédige un répertoire donnant une liste de remèdes possibles pour chaque symptôme et classe ces derniers par organe et par ordre alphabétique.

Guillaume LUX (1777-1849), professeur de sciences vétérinaires, découvre l’isothérapie en 1833: "toutes les maladies portent dans leurs substances même le moyen de les guérir."

En médecine vétérinaire, il faut retenir le nom de Henri Quiquandon qui a beaucoup oeuvré pour adapter l'homéoptahie aux animaux.

Trois principes essentiels

En homéopathie, on reconnaît trois principes essentiels pour obtenir la guérison de l'animal :

- le principe d’individualité : il n'y a pas des maladies à proprement parler mais des malades (personnes ou animaux) ; les caractéristiques de ceux-ci sont très importantes et permettent de classer les sujets en type (phosphorique, carbonique, flurorique) voire en tempérament (cf Hippocrate).

- le principe de similitude : ce principe considère que toute substance qui provoque des troubles à fortes doses est capable de guérir des troubles semblables à doses infimes ;

- le principe infinitésimal : la dilution et la dynamisation (secouements entre chaque dilution) permettent à des substances médicamenteuses d'être efficaces à de très petites doses (dites homéopathiques).

La phytothérapie, médecine des plantes

Huiles essentielles...

Dans la phytothérapie, nous incluons les huiles essentielles (aromathérapie) même si l'action de celles-ci est très puissante par rapport à de simples décoctions. L'action antibiotique des huiles essentielles sert principalement pour le traitement des mammites (inflammation de la mammelle), maladie souvent d'origine infectieuse. L'utilisation de ces produits naturels n'est pas anodine, c'est pourquoi nous les utilisons sur de courtes périodes. La qualité des huiles est importante : celles que nous utilisons sont bio bien sûr et chémotypées (analysées par chromatographie en laboratoire afin de déterminer leurs composants principaux, ce qui est une garantie de qualité).

...et tisane de foin

La phytothérapie à proprement parler sur les animaux est efficace si l'on donne assez de temps pour qu'elle agisse. Le plus souvent on l'utilise en pommade. Pour les veaux, une tisane de foin peut être d'un grand secours pour les diarrhées. Le vinaigre de cidre est un produit que nous utilisons beaucoup pour réguler le fonctionnement de la digestion chez les vaches.

 

© La ferme bio du Manoir de Coatleau - 2004
"homeo", "ferme"