Les dossiers>>>>>Comparaison de différentes agricultures

Le système polyculture-élevage de l'après-guerre

Ce système se caratérise par une forte diversité interne et une production faible qui s'est ressentie à la sortie de la guerre en 1945. Cette agriculture est peu mécanisée et emploie beaucoup de main d'oeuvre. Elle est relativement autonome. Elle est peut être classé dans les agricultures de type vivrières.


Le modèle d'exploitation laitière actuelle

C'est un modèle qui fonctionne à 2 UTH (unité de travail humain). Cette agriculture est fortement mécanisée (matériel en commun souvent dans les CUMA -coopératives d'utilisation du matériel agricole-). Elle fait appel à de nombreux intrants (engrais, semences, énergie, eau, pesticides, traitements vétérinaires mais aussi connaissances en gestion et technique). Elle est spécialisée et intensive (hyperproductive).



Un système en agriculture biologique  

Le système agrobiologique est basé sur :

- le recyclage des matières organiques naturelles et sur la rotation des cultures ;

- l'utilisation de moyens de lutte biologique ;

- la limitation de l'utilisation des intrants (additifs, conservateurs, désinfectants, nettoyants...) et privilégiant les intrants naturels.

L'élevage biologique privilégie la qualité plutôt que la quantité en veillant sur l'autonomie alimentaire (>50% pour les herbivores). L'éleveur bio se refuse à employer certains produits : OGM, acides aminés de synthèse, vitamines de synthèse et certains produits vétérinaires (à libération différée ou prolongée comme l'ivermectine).

La recherche de l'autonomie alimentaire passe par une valorisation maximale des fourrages de la ferme et l'utilisation de cultures multi-espèces (association de graminées et de légumineuses + rotation longue des cultures pour préserver la fertilité des sols).

La valorisation des déjections animales par compostage et l'implantation d'engrais verts (ray-grass, moutarde, phacélie, vesces...) permettent de préserver les qualités agronomiques du sol.

Le traitement des maladies laisse une grande place à la prévention (prophylaxie) à travers les bonnes pratiques zootechniques :

- aliments de qualités

- pratique régulière d'exercice

- maintien de densités appropriées

Les soins des animaux privilégient les méthodes alternatives sans exlure l'allopathie (nombre limité de traitements + interdiction de stimulateurs de croissance et hormones de reproduction). Les traitements ne sont pas systématiques mais évalués au cas par cas.

 

L'élevage biologique demande un travail exigeant où il y a peu de parachutes et qui nécessite une grande technicité. Il demande une approche globale où l'aniaml est vu comme un élément clé au sein d'un ecosystème.

© La ferme bio du Manoir de Coatleau - 2004
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